Apprenez la voile - activites-nautiques-loisirs

Du 01/12/2018 Au 31/12/2018

Cours au forfait d’initiation, de perfectionnement, cours de régate, à la carte pour de la remise à niveau.

Marina Port du Sud, 8 heures. Dans le cockpit de son voilier, Jacques consulte la météo sur sa tablette. « Vent : 5 à 10 noeuds, de sud à sud-est. C’est bien, ça, pour nous, sud à sud-est ? », demande-t-il à ses élèves. « Sud à sud-est, c’est ce qu’on aime ! » répond Olivier, qui a déjà une dizaine de cours à son actif. A ses côtés, Nathalie est là pour son quatrième cours. « Aujourd’hui, avec 5 à 10 noeuds, ça va être plus technique, il faudra davantage faire attention aux réglages et les erreurs auront plus de conséquences », prévient Jacques.
Le préambule terminé, les deux élèves prennent le bateau en main pour sortir du port. Olivier monte la drisse de grand voile, puis le génois est lui aussi hissé. « Ne bordez pas trop le génois, par temps calme il doit être un peu creux, conseils Jacques. Le problème quand il y a du petit vent, c’est qu’il est instable. » Aux élèves donc, de jouer avec tous les outils à disposition, c’est-à-dire pas moins de six ou sept possibilités de réglages différents : hale-bas, bordure, chariot, cunningham, etc. « Il faut trouver la bonne sauce, comme en cuisine : un peu de ceci, on rectifie cela. Chaque barreur a aussi ses préférences », explique Jacques. « Moi, je ne sais pas encore ce que j’aime », sourit Nathalie, à la barre.

MANOEUVRER SOI-MÊME
« Les personnes qui viennent prendre des cours chez moi sont là pour apprendre à manoeuvrer un bateau. Je ne suis pas là pour les promener, mais pour leur enseigner à manoeuvrer par elles-mêmes », explique Jacques. Aussitôt dit, aussitôt fait. Je suis mise à contribution pour lancer le spi. C’est Olivier qui me parraine dans le lancement. « Première chose à faire : attacher le sac à la filière pour ne pas qu’il tombe à l’eau, le vert vers l’avant, le rouge vers l’arrière », m’explique-t-il.
Ensuite, ça se complique un peu. Mais j’ai retenu que tous les points d’attache doivent passer par l’extérieur du bateau. Deux drisses s’attachent par des noeuds de chaise au point d’écoute (le vert), tandis qu’un autre drisse se fixe par un crochet sur le point d’amarre (le noir). Ne pas oublier la dernière drisse qui se fixera sur le dernier point de la voile, celui qui se hissera tout en haut – C’est à ce moment-là que j’ai oublié quelques noms… Le spi a été hissé, le génois affalé, et pourtant le plus dur n’était pas fait.
Naviguer sous spi par temps calme… tout un art ! Avec Jacques, toutes les occasions sont bonnes pour apprendre quelque chose. Passage à la barre donc. « Il va falloir aller chercher le vent pour gonfler ta boite, m’explique-t-il. Tu vas donc d’abord lofer, c’est-à-dire te rapprocher du vent. Puis tu vas doucement abattre, c’est-à-dire t’éloigner du vent pour faire gonfler la voile. La beau va se développer et prendre de la vitesse », poursuit-il. Si on s’arrêtait à ce discours-là, je n’aurais pas plus compris le sens de cette phrase que si l’on m’avait parlé en langue étrangère.
Mais à l’école de voile, la théorie et la pratique se mélangent. Lors des explications de Jacques, j’ai déjà la barre en main. Je commence donc à comprendre de quoi il s’agit, même si le faible vent joue avec mes faibles compétences de barreuse.

UN HOMME A LA MER
Changement de direction, il faut affaler le spi. A l’avant, Nathalie et Jacques s’en chargent. Puis, il faut méthodiquement le ranger dans son sac, sous peine de se retrouver avec un spi plein de noeuds au moment de le hisser. Pas de temps mort avec Jacques, jamais de stress non plus d’ailleurs. Alors qu’Olivier et Nathalie parlent de manoeuvre d’homme à la mer… Plouf ! Jacques jette un pare-battage par-dessus bord. « A man over board ! » sourit-il. A la barre, Olivier change de cap, Nathalie se saisit de la gaffe pour attraper le pare-battage. « Laisse ton génois comme cela Olivier, il nous ralentit, c’est bien. Chaque un peu la grand voile par contre », conseille le professeur. La deuxième tentative de sauvetage sera la bonne.
« Jacques, il n’a jamais un mot plus haut que l’autre, même dans des situations un peu stressantes », souligne Nathalie. « Cela ne m’empêche pas de créer parfois des situations un peu plus « tendues » afin que les élèves sachent prendre les bonnes décisions, même sous pression.

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